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Scénarios « et si »

Hypothèse Si la France quittait l’euro : trois scénarios pour les ménages

Scénario hypothétique produit par IA à partir de statistiques officielles. Ce n’est pas une prévision ; la réalité peut être différente.

Une exploration hypothétique, générée par IA, de ce qui pourrait arriver aux prix, au commerce, à l’épargne et à l’emploi si la France revenait à une monnaie nationale. Le point de départ est connu : une économie très ouverte, une inflation retombée, une croissance faible et un chômage légèrement en hausse. Trois chemins sont décrits, d’une transition ordonnée à une sortie désordonnée. Ce ne sont pas des prévisions.

Hypothèse : la France quitte la zone euro et introduit une nouvelle monnaie nationale. Les contrats, salaires, prix et dépôts sont convertis dans cette monnaie, dont la valeur face à l’euro et au dollar est ensuite fixée par les marchés ou encadrée par la banque centrale nationale. L’analyse se limite aux effets économiques et sociaux pour les ménages, sans juger aucun acteur politique.

Point de départ (données officielles)

Modéré: Une transition négociée et ordonnée

Hypothèse · La sortie est préparée sur plusieurs mois en coordination avec les partenaires européens, la conversion est claire, la banque centrale nationale gagne vite la confiance et la nouvelle monnaie ne baisse que modérément face à l’euro.

  1. Mois 1 à 3Annonce d’un calendrier de transition détaillé. Les salaires, loyers, pensions et dépôts bancaires sont convertis à un taux unique. Les ménages s’informent, les banques fonctionnent normalement.
  2. Mois 4 à 12La nouvelle monnaie entre en circulation et se déprécie modestement. Comme les échanges pèsent 67,19 % du PIB, les prix des produits importés (électronique, énergie, certains aliments) augmentent un peu, à partir d’une inflation basse.
  3. Année 1Les exportateurs gagnent en compétitivité-prix, notamment vers l’Allemagne, très ouverte au commerce. Le tourisme étranger en France devient moins cher pour les visiteurs.
  4. Années 1 à 2Les coûts de transaction et de couverture du risque de change freinent un peu les échanges avec la zone euro, ce qui compense en partie le gain de compétitivité. La croissance, déjà faible, reste modeste.
  5. Années 2 à 3L’inflation se stabilise après un sursaut temporaire ; le chômage évolue peu par rapport à son niveau de départ.

Effets dans cette trajectoire

  • Prix ▲ Hausse
    Hausse temporaire des prix des biens importés, dans un contexte de départ où l’inflation était faible.
  • Commerce ◆ Contrasté
    Les exportations gagnent en compétitivité, mais les échanges avec la zone euro deviennent plus coûteux à gérer.
  • Épargne ▼ Baisse
    L’épargne convertie perd un peu de pouvoir d’achat sur les produits étrangers et les voyages à l’étranger.
  • Emploi ◆ Contrasté
    L’emploi reste globalement stable, avec des gains dans l’export et le tourisme et des pertes dans les activités dépendantes des importations.

Central: Une dépréciation marquée et un choc d’inflation importée

Hypothèse · La sortie se fait sans crise bancaire, mais la confiance est partielle : la nouvelle monnaie perd nettement de sa valeur, les taux d’intérêt montent et l’incertitude pèse sur l’investissement.

  1. Mois 1 à 3L’annonce provoque une période d’incertitude. Une partie des ménages et des entreprises cherche à garder des avoirs en euros ou à l’étranger ; des mesures temporaires encadrent les mouvements de capitaux.
  2. Mois 3 à 12La nouvelle monnaie baisse nettement. L’économie étant très ouverte (67,19 % du PIB en échanges), l’énergie, les carburants et de nombreux biens de consommation renchérissent vite. L’inflation repart nettement à la hausse par rapport à 0,94 % en 2025.
  3. Année 1Pour contenir l’inflation, la banque centrale nationale relève ses taux. Les crédits immobiliers à taux variable et les nouveaux prêts coûtent plus cher ; l’investissement des entreprises ralentit.
  4. Années 1 à 2La croissance, déjà limitée à 0,84 % en 2025, s’affaiblit encore, voire devient négative pendant quelques trimestres. Le commerce, l’industrie dépendante d’intrants importés et la construction réduisent leurs embauches.
  5. Années 2 à 3Les exportateurs et le tourisme profitent progressivement d’une monnaie moins chère, ce qui soutient une reprise lente. Les salaires rattrapent les prix avec retard, selon les négociations.

Effets dans cette trajectoire

  • Prix ▲ Hausse
    Hausse sensible du coût de la vie, en particulier pour l’énergie, les transports et les produits importés.
  • Pouvoir d’achat ▼ Baisse
    Les salaires réels baissent pendant un temps, car les prix augmentent plus vite que les rémunérations.
  • Épargne et dette ▼ Baisse
    Les dettes en euros détenues par des acteurs français deviennent plus lourdes à rembourser ; l’épargne en monnaie nationale perd de la valeur face à l’étranger.
  • Emploi ▲ Hausse
    Le chômage remonte au-delà de son niveau de 2025, avant de se stabiliser quand l’export reprend.

Sévère: Une sortie désordonnée et une crise de confiance

Hypothèse · La sortie survient brutalement, sans accord avec les partenaires européens, avec des litiges sur la conversion des contrats et de la dette, des retraits massifs de dépôts et une forte chute de la monnaie.

  1. Semaines 1 à 2Dès les rumeurs, des retraits importants touchent les banques. Des contrôles des capitaux, des limites de retrait et une fermeture temporaire des banques de quelques jours sont décidés.
  2. Mois 1 à 6La nouvelle monnaie chute fortement. Avec des échanges représentant 67,19 % du PIB, les ruptures d’approvisionnement et les hausses de prix touchent rapidement l’énergie, les médicaments importés et les pièces industrielles.
  3. Mois 3 à 12Les litiges sur les contrats libellés en euros paralysent une partie du commerce avec l’Allemagne et le reste de la zone euro, partenaires très intégrés.
  4. Année 1L’activité recule nettement, loin de la croissance faible mais positive de 2024 et 2025. Faillites et licenciements se multiplient ; l’inflation devient élevée, très loin des 2 % de 2024.
  5. Années 2 à 5La stabilisation dépend d’accords avec les partenaires et d’une politique monétaire crédible. Une reprise lente est possible grâce à la compétitivité-prix, mais les pertes de pouvoir d’achat et d’emplois se résorbent sur plusieurs années.

Effets dans cette trajectoire

  • Prix ▲ Hausse
    Forte inflation importée et pénuries ponctuelles sur des produits dépendant des importations.
  • Épargne ▼ Baisse
    Accès restreint aux dépôts pendant un temps et forte perte de valeur de l’épargne convertie.
  • Emploi ▲ Hausse
    Hausse nette du chômage à partir d’un niveau déjà en légère progression en 2025.
  • Commerce ▼ Baisse
    Les échanges commerciaux reculent fortement à court terme, puis se réorientent lentement.
  • Vie quotidienne ▼ Baisse
    Les ménages modestes, qui consacrent une plus grande part de leur budget à l’alimentation et à l’énergie, sont les plus exposés.

Signaux à surveiller

Ce que ce scénario ne peut pas dire

Données utilisées

France Commerce (% du PIB)67,19%2025World Bank
France Commerce (% du PIB)68,11%2024World Bank
Allemagne Commerce (% du PIB)78,51%2025World Bank
Allemagne Commerce (% du PIB)79,09%2024World Bank
France Inflation (% par an)0,94%2025World Bank
France Inflation (% par an)2%2024World Bank
France Croissance du PIB (% par an)0,84%2025World Bank
France Croissance du PIB (% par an)1,19%2024World Bank
France Chômage (estimation OIT, %)7,54%2025World Bank
France Chômage (estimation OIT, %)7,4%2024World Bank

Source: World Bank, World Development Indicators (CC BY 4.0)

Scénario hypothétique produit par IA à partir de statistiques officielles. Ce n’est pas une prévision ; la réalité peut être différente.